Très doucement
J’entonne un cri
Muet
J’irradie ma peau
Mes yeux
Ma bouche
Petit à petit
C’est tout mon être
Qui t’est
Sans jamais pouvoir le dire
D’une infinie reconnaissance
Petit à petit
C’est tout mon être
Qui murmure
Aux frontières du regard
D’impossibles envies
Sauve-moi
Sauve-nous
Durant tout ce temps
J’ai désappris à aimer