Tes lèvres caressent mes joues comme une larme
Mon visage pleut de tes baisers
Pendant que tes cheveux crépitent
Je sens ton corps qui se dévoile
Et sous nos lierres qui s’entremêlent
Une terre secrète se repeupler
J’apprends ta langue comme on sait une étoile
Quand ton regard danse dans son immense traîne
Quand tes regards s’élancent et lentement m’étreignent
— Tes yeux me pressent aux souvenirs
Ces ombres qui s’offrent à ma porte
Ces ombres qui souffrent de s’aimer
Ces mots secrets que tu emportes
Ces petits bouts d’envie blessée
Bien que tout bruisse
Bien que tout tonne
Qu’au feu l’on souffle
Qu’au feu l’on sème
Au feu l’on rit de s’embraser
... Et pour nos rêves qui s’illuminent
Tous mes matins sont à tes pieds
Tout près de nos cœurs qui d’avant cicatrisent
Cette blessure ouverte sur la tranche du temps...