Sur le rivage, près d’un rocher dont le ventre souffle ton nom, les yeux fixés sur la crête des vagues, je respire lentement le va-et-vient têtu des odeurs littorales.
En cet instant qui se multiplie, rebondissant sur ton souvenir je caresse une onde furtive dont les vibrations parfois remontent à la surface.
J’avance pour mieux saisir les images floues qui dansent lointaines, essayant en vain d’attraper la main qui les dessine.
Le minuscule quartier de soleil qui éternue à l’horizon ressemble à ton sourire. Quelques minutes encore et nos mondes aux ténèbres se tairont engloutis.
Pantin ridicule, jamais ne me lasse d’écouter ton nom. J’avance un peu plus... Mes yeux se ferment au vent.
Tes lèvres manquent aux baisers que j’offre à la mer.