Sous l’or blanc de la lune
Se ramassent des ombres
Au passage des années
Les parfums qui s’ébrouent
Aux rumeurs d’autres cieux
Qu’on reçoit des étoiles
Les sourires qui remontent
Sont gorgés de baisers
Par-delà l’horizon
Se dénouent les regards
On s’éprend au hasard
De mignonnes esseulées
L’air hagard, enivrés
Des bateaux de fortune
Aux couleurs rouge et noire
Cœur en proue prennent le large
Dans leur traîne étirée
On perçoit des sirènes
Cheveux en eau, lèvres offertes
Sous les flots immergées
Sous les feux du soleil
Se ramassent à la pelle
Nos amours délaissées
Et pourtant éternelles
Sous l’effet du soleil
Des rumeurs affolées
Dispersées et cruelles
S’en reviennent du passé